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La police et des manifestants s’affrontent pour la 3ème nuit consécutive

Crédit Image: AP Photo/Walid Ben Sassi

Tunis, 4 décembre (Reuters) – Des affrontements ont éclaté lundi entre les manifestants et la police, qui ont tiré des gaz lacrymogènes pour les disperser dans la ville de Jelma, dans le sud du pays, lors de la troisième nuit consécutive de manifestation contre la pauvreté et le manque d’opportunités de travail, ont déclaré des témoins.

Les manifestations ont commencé samedi, un jour après qu’Abdelwaheb Hablani, 25 ans, se soit immolé par le feu et est décédé à l’hôpital pour protester contre la pauvreté et les conditions de vie déplorables, faisant écho à l’auto-immolation de Mohammed Bouazizi en 2010, dont la mort a déclenché le Printemps arabe. Hablani travaillait occasionnellement comme ouvrier occasionnel à Jelma, située près de Sidi Bouzid, la ville natale de Bouazizi, dans un intérieur profondément appauvri de la Tunisie. Il a été enterré samedi.

Des témoins ont déclaré à l’agence Reuters que les forces de sécurité avaient tiré du gaz lacrymogène et poursuivaient des jeunes manifestant dans les rues de Jelma. Les manifestants ont bloqué les routes et brûlé des pneus. «La situation est difficile ici. La police fléchit des muscles et a tiré des gaz lacrymogènes partout dans le pays », a déclaré à Reuters Bilel Harzali, un habitant du quartier. «La scène rappelle les jours de la révolution. […] Les gens sont en colère parce que le développement est insuffisant et que la sécurité ne réagit pas de manière forte », a-t-il ajouté.

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Les manifestations de masse qui ont suivi l’enterrement de Bouazizi en décembre 2010 ont renversé le vieil autocrate Zine El Abidine Ben Ali, décédé en exil en Arabie saoudite en septembre, et ont introduit la démocratie dans ce pays d’Afrique du Nord. Depuis la mort de Bouazizi en décembre 2010, de nombreux jeunes hommes ont suivi son exemple en s’immobilisant face aux difficultés économiques chroniques de la Tunisie.

Berceau du « Printemps arabe », la Tunisie est le seul pays à réaliser une transition pacifique vers la démocratie après les soulèvements populaires de 2011 qui ont balayé les autocrates du pouvoir en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Mais depuis 2011, l’économie tunisienne est toujours en crise et neuf cabinets n’ont pas réussi à résoudre les problèmes économiques, notamment une inflation élevée, le chômage et la corruption.

Reportage de Tarek Amara; Édité par Lisa Shumaker et traduit par la rédaction

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