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Confidentiel : Les dessous de l’arrestation de Sami Fehri

Confidentiel : Les dessous de l’arrestation de Sami Fehri

Tunis – Le patron de chaîne de télévision privée ElHiwar Ettounsi, a été écroué mardi soir pour des accusations de corruption. Sami Fehri, propriétaire de El Hiwar Ettounsi, une chaîne de télévision est un virulent critique du gouvernement Chahed et du parti islamiste Ennahda lors de la dernière campagne électorale. Il avait rallié à l’époque le camp de Nabil Karoui et Slim Riahi.

« Sami Fehri a été arrêté mardi soir à la suite de la décision du procureur général de le mettre en détention préventive de cinq jours pour soupçon de crimes de blanchiment d’argent et de contrats irréguliers au sein de la société Cactus Prod », a confié à l’AFP le porte-parole du pôle judiciaire, Sofiène Sliti.

Abdelaziz Essid, l’avocat de Sami Fehri, a confié dans une publication sur son compte Facebook qu’après environ 13 heures d’interrogatoire sur des questions qui n’ont aucun rapport avec l’affaire « Cactus Prod » mais plutôt sur ses relations avec l’homme d’affaire Slim Riahi et son association dans la société « Eight Prod » dans laquelle aucune infraction n’est soulevée et malgré cela le parquet émet deux mandats de dépôt à 21 heure contre Sami Fehri et le mandataire légal. S’ensuit une perquisition aux locaux de la société, au domicile de M.Fehri, de ses proches et amis (…) par une dizaine d’agents jusqu’au petit-matin. À la recherche de quoi ? De la drogue, des armes ? » ajoute l’avocat.

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Au mois de juin dernier, le journaliste Boubaker Ben Akacha a envoyé un message sur la messagerie WhatsApp à son collègue Wassim Herissi, surnommé Wassim Migalo, un animateur de télévision et de radio connu pour ses émissions humoristiques, lui annonçant l’arrestation de Sami Fehri au mois d’octobre 2019.

« Bref, rien de trouvé du genre, mais je pense qu’ils étaient à la recherche de l’enregistrement vidéo concernant une série d’enquêtes sur les « relations financières d’Ennahdha » et les proches de Ghannouchi dont son gendre Rafik Boucheleka mis en cause dans l’affaire du prêt chinois, ajoute Me Abdelaziz Essid. L’avocat dénonce « l’absence d’un juge d’instruction chargé de l’enquête, et une action judiciaire unilatérale et illégale du Ministère Public qui agit seul… Interdit le voyage à son client, incarcère et retient… ordonne une arrestation, lance des perquisitions… etcs. Du jamais vu même dans les plus grandes affaires de terrorisme », conclut Me Essid.

Depuis l’élection de Kais Saied à la présidence de la république, le mois dernier, le gouvernement a lancé un semblant de campagne anti-corruption et un audit financier impliquant le ministère des Affaires étrangères. Quatre employés de deux sociétés de transport de l’État ont été arrêtés la semaine dernière pour corruption.

Au cours de sa campagne électorale, Saied a promis de lutter contre la corruption, ce qui, selon la commission indépendante anti-corruption de Tunisie, est répandu et touche les secteurs publics, notamment la sécurité, la santé, les transports et les douanes.

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