Hammamet – Le geste est banal, retirer de l’argent à un distributeur automatique. Pourtant, pour de nombreux Tunisiens résidant à l’étranger (TRE), cette opération quotidienne devient rapidement révélatrice de pratiques bancaires encore éloignées des standards internationaux.
Lors d’un séjour récent, un retrait de 500 dinars effectué avec une carte bancaire française auprès de Amen Bank a généré 14 dinars de commission, sans compter les frais appliqués par la banque étrangère et l’impact du taux de change. Une situation déjà peu lisible, mais aggravée par un détail en apparence anodin : l’impossibilité d’obtenir un ticket de retrait, malgré la demande explicite de l’utilisateur.
Même constat quelques jours plus tard auprès de Attijari Bank Tunisie : même type de commission, même absence de reçu, même message système lacunaire.
Dans le cadre de notre étude TRE & Banque 2026, nous avons identifié plusieurs points de friction concrets dans l’expérience bancaire des Tunisiens résidant à l’étranger, notamment sur les opérations de retrait, la lisibilité des frais et la traçabilité des transactions.
Ces éléments, issus d’observations terrain, viennent enrichir notre analyse du positionnement des banques sur ce segment stratégique.
Nous constatons que certains aspects de l’expérience client TRE, notamment sur les retraits internationaux et la transparence des coûts, peuvent impacter la perception globale de l’offre bancaire.
C’est précisément sur ces points que la visibilité éditoriale et le positionnement peuvent faire la différence.
Notre étude ne se limite pas à un classement. Elle met également en lumière des situations concrètes vécues par les TRE, qui influencent directement leurs choix bancaires.


























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