Tel-Aviv, 1er août 2025 – Plusieurs figures de l’establishment sécuritaire israélien, dont des anciens directeurs du Mossad et du Shin Bet, lancent un appel sans précédent au président américain Donald Trump. Près de 600 ex-responsables, parmi lesquels Ehoud Barak, Danny Yatom et Tamir Pardo, exhortent le milliardaire à user de son influence pour faire pression sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu et mettre un terme à la guerre à Gaza.
Dans une lettre adressée au président américain Donald J. Trump, un collectif influent de hauts responsables israéliens à la retraite – réunis sous la bannière Commanders for Israel’s Security (CIS) – appelle à une intervention décisive pour mettre fin à la guerre en cours à Gaza.
Les signataires, tous anciens chefs de l’armée israélienne (IDF), du Mossad, du Shin Bet, de la police nationale ou du corps diplomatique, pressent le président Trump de mobiliser son poids politique pour faire cesser les hostilités. « Vous l’avez fait au Liban. Il est temps de faire de même à Gaza », affirment-ils dans leur message.
Selon leur analyse, les objectifs militaires que pouvait atteindre Israël par la force – à savoir la neutralisation des structures armées du Hamas et la fin de son autorité gouvernementale – ont déjà été atteints. Ils estiment qu’un troisième objectif, bien plus crucial à leurs yeux, ne peut être réalisé que par la voie diplomatique : la libération de tous les otages israéliens détenus à Gaza.
Les anciens responsables jugent que le Hamas ne représente plus une menace stratégique directe et que les capacités résiduelles du groupe peuvent être contenues sans poursuite immédiate de l’opération militaire. Ils plaident pour une trêve, soutenant que la solution réside désormais dans la diplomatie et la formation d’une coalition régionale élargie.
« Vos relations avec une majorité d’Israéliens vous placent dans une position unique pour faire pression sur le gouvernement Netanyahu afin de négocier une sortie de crise », écrivent-ils, en insistant sur l’urgence humanitaire et sur la nécessité de soutenir l’Autorité palestinienne, à condition qu’elle soit réformée.
Parmi les signataires figurent notamment :
- Matan Vilnai, ancien chef adjoint d’état-major de l’IDF,
- Ami Ayalon, ancien directeur du Shin Bet,
- Tamir Pardo, ancien directeur du Mossad,
- Jeremy Issacharoff, ancien ambassadeur et diplomate de haut rang,
- Assaf Hefetz, ancien commissaire de la police israélienne.
Un appel rare, unanime, et qui reflète un virage dans l’analyse sécuritaire de plusieurs figures clés de l’appareil militaire israélien. Pour eux, la prolongation de la guerre risque davantage d’exacerber les tensions et d’affaiblir la position stratégique d’Israël à long terme.
























