Tunis – Le Ministre des Affaires Etrangères, Khemaïes Jhinaoui a souligné, dimanche, l’importance du sommet arabo-européen, tenu le 24 et 25 février 2019, à Charm El-Cheikh, en Egypte, indiquant que c’est le premier de son genre. Jhinaoui a souligné l’importance du rôle de la Tunisie, en raison de ses relations privilégiées avec l’Europe et l’Union Européenne. Des questions liées au « terrorisme, à la sécurité et à la migration » seront débattues au cours de ce sommet.
Au sujet de la migration, le ministre a ajouté que la politique tunisienne est claire, le pays étant soucieux de protéger ses frontières et n’autorise tout type de migration illégale vers l’Europe. Il a précisé que le dialogue avec les différentes parties, se poursuit pour l’adoption d’une nouvelle approche d’une migration adaptée aux deux parties. « La Tunisie refuse d’être une zone de transit ou un centre de refuge pour les migrants irréguliers, » a-t-il ajouté.
Le sommet abordera, également, des questions d’intérêt commun pour les pays européens et arabes en ce qui concerne notamment les crises en Syrie, en Libye et au Yémen et le dossier palestinien. Au sujet du prochain sommet arabe à Tunis, prévu au mois de mars prochain, le ministre des Affaires étrangères a déclaré qu’il s’agit d’un sommet du « consensus et non de controverse », indiquant que les préparatifs sont bien avancés sur le plan logistique et que des consultations avec les ministères des Affaires étrangères des autres pays arabes se poursuivent .
Le président de la République aura une série d’entretiens avec un certain nombre de dirigeants arabes pour discuter du contenu de ce sommet et de ses résultats, a fait savoir le ministre des Affaires étrangères. Il a exprimé, à cette occasion, l’espoir que le sommet de Tunis constitue une nouvelle étape dans le cadre de l’action arabe commune.
Pour ce qui est de la participation ou non du Président syrien, Bachar Al-Assad au sommet de Tunis, Jhinaoui a affirmé que « les dirigeants arabes, réunis en 2011, dans le cadre de la Ligue arabe, avaient décidé de suspendre l’adhésion de la Syrie et que la décision d’un retour au sein de la ligue, sera décidé par la Ligue arabe lors de sa réunion ».





















